Histoires de catch #4 – Les anecdotes alcoolisées de Chris Jericho

Chris Jericho était auparavant connu dans le monde du catch comme étant un gros buveur et un fêtard obsessionnel, il a d’ailleurs admit lui-même aimer être alcoolisé et abuser de la bouteille en soirée sans que cela ne tourne à l’alcoolisme, car rappelons qu’en plus du catch, Y2J est également une rock star et s’est souvent surnommé Drunkicho dans ses autobiographies. Dans l’une d’elle il est également revenu sur l’origine de son cocktail favori qu’il a créé, le Yeah Boy!. Lors d’une tournée en Europe, Jericho était avec Shawn Michaels qui avait invité sa famille à faire du tourisme mais Y2J était alcoolisé et a commencé à être très désagréable, ce qui a fortement déplu à Michaels. Ce dernier l’a disputé et lui a dit avoir perdu son respect, et qu’il devait apprendre à être plus mature en tant que leader à la WWE. Après cet événement Y2J a donc créé le Yeah Boy!, une Grey Goose Vodka avec de la glace, une boisson qui ne lui donne pas la gueule de bois et qui est devenu sa boisson favorite.

L’alcool était d’ailleurs très présente dans le monde du catch auparavant, et beaucoup d’histoires sur le sujet existent avec André le Géant, Ric Fliar où Curt Henning pour ne citer qu’eux. La plupart des histoires racontées par les anciens seraient aujourd’hui impossible. Il y a d’ailleurs une façon de boire lorsqu’on est catcheur, une leçon de Chris Jericho:

 »[Tim Flowers] m’a enseigné quelques leçons très importantes sur le wrestling business. Plus précisément, il m’a appris à boire comme un catcheur. Il nous a emmenés dans un bar et a commandé des tournées pour tout le monde. Quand le moment du deuxième round est arrivé, je n’avais pas terminé mon premier verre. Dans ce monde vous finissez votre verre dés que le prochain est en préparation. C’est aussi très important d’avoir un verre à la main même si vous ne buvez plus, car comme cela personne ne vous dérange. Dés que vous avez les mains vides, vous devenez une cible.

J’ai aussi appris à garder mon pouce au-dessus de ma bière, car il y avait toujours des gars qui trouvaient ça drôle de mélanger alcool et Halcion (médicament contre l’insomnie). Une fois que vous vous endormez, vous recevez un rasage de sourcil et une coupe à la Lloyd Christmas. J’ai appris très vite et je suis fier de dire que j’ai toujours eu les mêmes sourcils en me levant et en me couchant.

J’ai aussi appris un autre devoir important d’un champion, qui doit être le dernier homme debout au bar, et il y avait des raccourcis pour y parvenir. Mon préféré était d’acheter des lignes de shots pour n’importe qui. Quand tout le monde trinque et bois, je balançais chaque troisième shot par dessus mon épaule, ou je le versais dans un pot de fleur, ou le faisait glisser sur le sol. A la fin de la soirée, le sol sous mes pieds était mouillé et collant de tout l’alcool que je n’avais pas bu, mais quand six heures du matin sonnait et que tout le monde était couché, j’étais encore debout. J’étais le champion, je ne pouvais pas me permettre de m’effondrer, j’avais des responsabilités! »

Drink it in man!

 »Une autre chose que j’adorais était de défier des fans au hasard à un gargling contest au whisky. Dans n’importe quel bar quelqu’un acceptait. Ces fans étaient généralement remplis de courage et de bravoure liquide et acceptaient toujours d’avoir un concours de Jack Daniel avec moi. Ce que les pauvres fans ne savaient pas, c’est que Curt Hennig m’a appris à gargariser le Jack, mais plus important, Flair m’a appris comment ne pas gargariser le Jack quelques années plus tôt. Je laissais le fan commencer, il mettait son shot de whisky dans la bouche et commençait à gargariser pendant 45 secondes, ce qui est très respectable. Maintenant, comme je l’explique dans mon premier livre populaire Lion’s Tale, gargariser de l’alcool n’est pas facile. Essayez de le faire avec du Listerine jaune pendant trente seconde et de l’avaler après. Maintenant multiplier ça par cent et vous saurez de quoi je parle.

Le fan avalait péniblement son eau de feu et me regardait avec impatience. Donc je mettais ma gnôle dans la bouche, face à lui, et je commençais à gargariser. Ce que le fan ne pouvait pas voir, c’est que je bavais lentement le doux alcool ambré du côté droit de ma bouche. Au moment où j’atteignais mon record de 3m 39sec, je ne gargarisais plus que de la fumée. Le pauvre fan ne comprenait pas comment il pouvait être plus bourré que moi, et je dois dire que la plupart de mes adversaires sont repartis du bar dans un état pitoyable. »

Extraits des autobiographies de Chris Jericho  A Lion’s Tale (2007) et Undisputed (2011)

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Histoires de Catch

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